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Une étude française montre que l’antibiotique Clofoctol pourrait être réutilisé pour traiter le COVID-19

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Médicaments COVID-19: Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université de Lille-France, de l’Institut Pasteur de Lille-France, du Centre d’infection et d’immunité de Lille-France, du CNRS, de l’INSERM et du CHU Lille0France a révélé que l’antibiotique existant Clofoctol pourrait être réutilisé pour traiter le COVID-19.

Le clofoctol est un antibiotique bactériostatique. Il est utilisé dans le traitement des infections des voies respiratoires et des infections des oreilles, du nez et de la gorge causées par des bactéries Gram-positives. Il a été commercialisé en France jusqu’en 2005 sous le nom commercial Octofene et en Italie sous le nom de Gramplus. Il a été démontré que le clofoctol possède également des propriétés antivirales contre certaines classes de virus.

L’approche de la réorientation des médicaments a l’avantage de raccourcir les étapes de développement précliniques réglementaires, en particulier dans des situations extrêmes telles que la pandémie actuelle de COVID-19 où, à ce jour, il n’existe pas de véritables médicaments ou thérapeutiques efficaces, à l’exception de composés inefficaces et toxiques colportés par ceux qui contrôlent les récits du COVDI-19.

La Médicaments COVID-19 L’équipe de l’étude a examiné une bibliothèque de composés médicamenteux, déjà enregistrés dans une ou plusieurs zones géographiques, pour identifier ceux présentant une activité antivirale contre le SRAS-CoV-2 avec une puissance pertinente. Sur les 1 942 composés testés, 21 ont présenté une activité antivirale substantielle dans les cellules Vero-81. Parmi eux, le clofoctol, un médicament antibactérien utilisé pour le traitement des infections bactériennes des voies respiratoires, a fait l’objet d’études plus approfondies en raison de son profil d’innocuité favorable et de ses propriétés pharmacocinétiques.

Fait intéressant, la concentration maximale de clofoctol qui peut être atteinte dans les poumons humains est plus de 20 fois supérieure à son IC50 mesurée contre le SRAS-CoV-2 dans les cellules pulmonaires humaines. Ce composé inhibe le SARS-CoV-2 à une étape post-entrée.

L’équipe de l’étude a démontré que, in vivo, le clofoctol réduit l’expression des gènes inflammatoires et diminue la pathologie pulmonaire.

Dans l’étude, le traitement thérapeutique des souris transgéniques du récepteur ACE2 humain a diminué la charge virale, réduit l’expression des gènes inflammatoires et abaissé la pathologie pulmonaire.

Les propriétés antivirales et anti-inflammatoires du clofoctol, associées à son profil d’innocuité et à ses propriétés pharmacocinétiques uniques constituent un argument solide pour proposer le clofoctol comme candidat thérapeutique abordable pour le traitement des patients COVID-19.

Les résultats de l’étude ont été publiés dans la revue à comité de lecture : PLOS Pathogens. https://journals.plos.org/plospathogens/article?id=10.1371/journal.ppat.1010498

Il convient de noter que les médicaments réutilisés ont souvent un chemin plus rapide vers l’utilisation clinique car ils ont déjà démontré leur innocuité chez les humains.

L’équipe de l’étude était dirigée par le Dr Sandrine Belouzard et le Dr Jean Dubuisson à l’Institut Pasteur de Lille, France.

Bien qu’il soit affirmé que les vaccins COVID-19 réduisent les hospitalisations et les décès, ils ne contrôlent pas la transmission du virus, et des thérapies abordables et efficaces sont nécessaires de toute urgence.

Le clofoctol a été identifié comme un antiviral potentiel contre le SRAS-CoV-2 à la suite d’un criblage phénotypique cellulaire d’environ 2000 composés médicamenteux qui ont été utilisés ou sont encore utilisés dans les cliniques. Après validation in vitro de l’activité antivirale du clofoctol, il a été confirmé que ce composé diminuait la charge virale et l’inflammation dans un modèle murin humanisé de COVID-19. Crédit : Sandrine Belouzard

De nombreuses tentatives passées pour réutiliser des médicaments pour traiter les patients atteints de COVID-19 ont jusqu’à présent échoué. Afin d’identifier les thérapies antivirales potentielles efficaces contre le COVID-19, l’équipe de l’étude a accédé à la bibliothèque de médicaments Apteeus, une collection de 1 942 médicaments approuvés pour identifier les molécules qui présentent une activité antivirale contre le SRAS-CoV-2. L’équipe a sélectionné le clofoctol en fonction de sa puissance antivirale. Ils ont testé leur hypothèse en mesurant les effets du clofoctol chez des souris infectées par le SRAS-CoV-2.

Les résultats de l’étude ont montré que les souris transgéniques traitées au clofoctol avaient une charge virale réduite, une expression génique inflammatoire réduite et une pathologie pulmonaire réduite.

Des études plus détaillées sont nécessaires pour mieux comprendre le potentiel thérapeutique du médicament chez les patients atteints du SRAS-CoV-2, car l’étude était limitée par les différences physiologiques entre les humains et les souris. De plus, les souris ont été euthanasiées seulement deux jours après le traitement, de sorte que les effets à plus long terme restent inconnus.

Le Dr Belouzard a déclaré à la Thaïlande Actualités médicales, « Les propriétés antivirales et anti-inflammatoires du clofoctol, associées à son profil d’innocuité et à sa pharmacocinétique unique, plaident en faveur de la proposition du clofoctol comme candidat thérapeutique abordable pour le traitement des patients atteints de COVID-19. Enfin, le coût relativement faible de ce médicament suggère qu’il s’agit d’une option clinique potentielle pour le traitement des patients atteints de COVID-19 dans les milieux pauvres en ressources.

Le Dr Dubuisson a ajouté : « Les antiviraux ciblant le SRAS-CoV-2 sont absolument nécessaires. Dans cette étude, nous avons passé au crible une bibliothèque de composés médicamenteux et identifié le clofoctol comme antiviral contre le SRAS-CoV-2. Nous avons en outre démontré que, in vivo, ce composé réduit l’expression des gènes inflammatoires, diminue la pathologie pulmonaire et diminue la charge virale.

L’équipe de l’étude prévoit ensuite une série d’essais cliniques observationnels avant de lancer un vaste essai clinique randomisé couvrant quelques centres en Europe.

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